Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 05:14

Bonjour à tous!

Voici un point sur notre projet d'expé avec une nouvelle info:

A ce jour 3 personnes sont inscrites, à partir de 5 nous pourrons garantir le départ avec 1 guide puis à 8 le départ avec 2 guides. Les inscriptions sont possibles jusqu'au 15 avril soit encore 3 mois.

Mais comme nous ne souhaitons pas de mauvaise surprise et souhaiterions mettre toutes les chances de notre côté pour partir à 2 guides nous anticipons sur une deuxième option, en voici le principe:

Si dans les semaines à venir les inscriptions n'évoluent pas pour garantir un départ "100% skieurs avec 2 guides" nous ouvrirons le voyages aux personnes "a pied" soit en raquettes à neige/crampons comme cela se fait beaucoup pour cette ascension. Nous ne constituerons pas de groupe "mixte", c'est à dire pas de départ d'un seul guide avec des skieurs + raquettes mais souhaitons nous donner la possibilité d'un guide en ski et le deuxième en raquettes. Ce qui ouvrirait la possibilité d'un groupe de 3 skieurs et un autre de 5 en raquettes, ou l'inverse, ou bien 4 et 4, etc...

Si nous n'ouvrons pas tout de suite le voyage aux personnes à pied c'est par correction envers ceux qui semblaient intéressé par le voyage initial et pour nous laisser une chance de réaliser notre souhait de départ. Comme nous n'avons pas encore tous les retours de ceux qui nous avaient demandé des renseignements nous prenons un délai de réflexion.

Et si nous parlons dès maintenant de cette deuxième option c'est pour le cas ou des personnes seraient intéressé "à pied" : qu'ils entrent en contact avec Seb ou moi-même pour que nous soyons le plus réactif possible.

Les renseignements sont toujours sur le site d' ICEFALL: http://www.ice-fall.com/rc/Mustagh/Ata/7546m/330.aspx

Les autres renseignements les plus frais sont dans l'articles du 1/12 avec un "question-réponse" sur la haute altitude, en voici un copier-collé:

1_Altitude et haute altitude, c'est quoi?

Entre 1000 et 2000m l'altitude a déjà des effets: sur la "performance max". A partir de 2000m l'effet est ressenti à l'exercice, on peut déjà ressentir le MAM (mal aigu des montagnes). La "haute altitude" est estimée à partir de 3500m, la "très haute altitude" a partir de 5500m.

2_ Qui est capable de s'acclimater à l'altitude?

Nous avons des récepteurs au niveau de la carotide qui signalent la diminution d'oxygène (O2) dans le sang quand la personne va monter en altitude. S'ils ne fonctionnent pas (1% de la population) ils ne pourront pas signaler cette diminution d'O2, et le corps ne pourra pas mettre en place la stratégie d'acclimatation. Et le corps n'apprécie absolument pas la diminution d'O2... donc bug. Et ce dès 2000m d'altitude, ceux qui pratiquent l'alpinisme dans les alpes n'ont donc pas ce problème physiologique. (ils peuvent quand même avoir le MAM! explication plus bas).

3_ S'acclimater, c'est quoi?

Dès que la diminution du taux d'O2 est détectée, le corps va en premier temps augmenter le rythme respiratoire. Comme ce n'est qu'une solution à court terme (ca fatigue!) dès 24h le rein va commencer à augmenter la production d'EPO qui va stimuler la production de globules rouges. Qui dit augmentation du travail du rein dit qu'il faut aussi augmenter l'hydratation! Augmentation aussi de la diurèse, on dit "qui pisse beaucoup tient le bon bout"! Le contraire est un signe qui doit alarmer.

4_ Quelles sont les précautions a prendre?

Le corps réagit donc en altitude à la diminution du taux d'O2 dans le sang... Donc si on fait un effort violent, on "tape dans ses réserves"! Et quand plus de réserve, bug... C'est pour cela que certaines personnes vont très bien pendant un bon moment puis d'un coup prennent un gros "coup de moins bien"; c'est pour cela qu'on peut entendre "je n'ai pas pu passer 6000m" par exemple. A contrario des personnes qui rapidement ont ressenti des effets de MAM et ont fait ce qu'il fallait (repos, montée progressive, évolution lente) atteignent les sommets.

_Donc dès le début de la montée, dès 2000m d'altitude il faut avancer LENTEMENT (idéalement 75% de sa FC max). Chaque toute petite accélération puise dans le "stock de secours". Pour donner une image chère à Seb qui a une solide expérience en haute altitude: "on imagine qu'on conduit une voiture que l'on sait ne pas avoir assez d'essence pour atteindre la pompe a essence... alors on met tout en œuvre pour aller le plus loin possible!"

_Comme expliqué au dessus, l'hydratation est extrêmement importante pour que le rein fonctionne de façon optimum.

_Respecter la vitesse d'acclimatation: Ce n'est pas toujours possible suivant le terrain mais il faut essayer de respecter au mieux la règle des 400m de dénivelé entre 2 nuits (si 800m, dormir une nuit de plus a l'altitude atteinte).

_le taux de fer dans le corps a aussi son importance (il permet aux globules rouges de transporter l'O2) il faut donc veiller à ne pas être en carence avant de partir en altitude.

_Ah oui j'oubliais... l'alcool n'étant pas amis avec l'hydratation, je vous laisse conclure...

5 Les sportifs de haut niveau sont ils plus sujets aux problèmes en altitude?

C'est du com-por-te-men-tal ! Ces sportifs ont l'habitude de faire des efforts soutenus pendant longtemps. Ils s'inquiètent donc bien moins des "petites montées du cœur"! Donc si un sportif reste raisonnable, accepte le rythme lent et la vitesse d'acclimatation il n'a pas plus de problème qu'un autre.

6_ Est-il bon de beaucoup dormir en altitude?

Pendant le sommeil, le taux d'O2 dans le sang va nettement diminuer. Au réveil il lui faudra 2 à 4h pour revenir à la normale. Conclusion: Mieux vaut des nuits courtes en altitude (juste ce qu'il faut pour récupérer un peu physiquement) et commencer la journée tranquillement, à un rythme très modéré. C'est aussi pour cela qu'il est conseillé de redescendre se reposer au camp de base pendant les phases d'acclimatation puisqu'on en profite pour bien y dormir.

7_ Le "bug", c'est quoi?

Pendant la montée en altitude on peut ressentir des "désagréments" qui sont aussi et surtout des signes qu'il faut écouter: notre corps demande peut être plus de temps pour s'acclimater..

Le MAM de stade 1: maux de tête, ou perte d'appétit, nausées: on est bien nombreux a connaitre ca dans les Alpes quand on est pas acclimaté! Soit on prend des antalgiques, soit on arrête de monter.

Le MAM stade 2: les symptômes persistent, antalgiques ET arrêt de montée en altitude. Il peut être bien de redescendre (juste de 500m c'est déjà bien!) ou faire un coup de "caisson" et tout peut rentrer dans l'ordre rapidement, on peut ensuite réattaquer a monter. Tout doit être fait pour ne pas dépasser ces 2 stades. Si on s'écoute bien, ces "signes" aiguillent notre stratégie de montées-descentes. Montées pour s'acclimater, descendre pour récupérer. Si l'on n'a pas fait ce qu'il fallait:

MAM stade 3: diminution de la diurèse (ca doit alerter!), vomissements, maux de tête persistants... Descente obligatoire et caisson, sommeil interdit (rappelez vous la diminution du taux d'O2 quand on dort). Une fois redescendu et remis sur pied, si tout est rentré dans l'ordre, l'expé peut encore reprendre... Ceux qui ne seraient pas descendus avec ces symptômes peuvent atteindre l'œdème et là c'est urgence vitale pour redescente, caisson, traitements ... et fin de l'expé.

8_ Je vais juste faire un trek au Népal, pas de soucis?

Pendant la saison touristique au Népal s'effectue 1 à 2 rapatriements par semaine (accident ou décès, parfois lié à l'altitude). Si pour le Mont blanc les problèmes restent peu fréquents, c'est que le temps passé en altitude est court (généralement 1 à 2 jours). Lors des treks en altitude il faut donc autant être conscient des préconisations concernant l'acclimatation.

9_ Le caisson, c'est pour quoi?

En plus d'être indispensable dans les cas graves, le caisson est déjà un excellent allié même en cas de MAM de stade 1 ou 2; Il permet une descente de 2000m d'altitude en quelques secondes, sachant que perdre 500m de déniv est déjà très bénéfique quand on est en MAM léger... 20 minutes de caisson peut "débloquer" un MAM !

Conclusion: c'est quoi le programme au Mustagh Ata?

C'est pour optimiser l'acclimatation que nous avons souhaité rajouter 3 jours par rapport aux expés "classiques". Nous commencerons le voyage avec un trek au Kirzikistan, avec une première nuit à 2000m avant de monter le lendemain en refuge à 3200m où nous dormirons 2 nuits. Là le rein va attaquer à bosser... s'en suivra une troisième nuit à 3000m pendant le trajet avant la frontière chinoise, une nuit à 1500m à Kachgar en Chine idéale pour récupérer à basse altitude, puis nous nous dirigerons vers le camp de base... Là l'acclimatation sera assez classique: alternance de montées en altitude progressives pour s'acclimater et installer les camps, et redescentes au camp de base pour récupérer. Vous comprenez aussi notre choix pour sommet qui s'effectue en ski: perdre 500m de déniv en ski est affaire de quelques minutes...

Bon bin bon hiver a vous, à bientôt!

Partager cet article

Repost 0
Published by Lesca Francois
commenter cet article

commentaires

  • : Vous pouvez m'envoyer un mail en cliquant sur:
  • Contact

Info/ actu du moment

partenaire avec:

 Salut Vertical!

Depuis janvier 2010

free counters

Pages

Vertical